Par Jean-Baptiste Beauchard, doctorant au CECOJI Centre d’Etudes sur la Coopération Juridique Internationale) et à l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire)

Depuis la chute de l’empire ottoman et la fin de la colonisation, le monde arabe vit en marge de l’Histoire, en marge de l’évolution démocratique qui a marqué la fin de la guerre froide et des « démocraties populaires », en marge des révolutions des peuples dont le Portugal fut un exemple durant la Révolution des Oeillets, en marge « de la transition démocratique de la fin du XXème siècle qui avait renversé les régimes militaires d’Amérique Latine ». Plusieurs phases ont illustré cette marginalisation.

La Nakba a permis aux régimes arabes de resserrer une identité commune forgée par défaut contre un ennemi commun : Israël. Les guerres étatiques successives ont tenu ce rôle de marqueur du panarabisme dont l’Egypte de Nasser fut l’étendard. De ce nationalisme arabe, les régimes de la région ont hérité de son autoritarisme. Le renversement du pouvoir du Shah et l’arrivée de la théocratie en Iran participèrent à l’émergence d’un islam politique, marqueur dans une certaine mesure d’une nouvelle identité commune, construite elle aussi en partie face à Israël. Cet islam politique a pris corps dans des sociétés verrouillées par des régimes qui ont conduit les réseaux islamiques à porter dans un premier temps des revendications sociales puis dans un second temps des revendications politiques. Pourtant ces mouvements islamiques, devenues partis politiques pour certains, n’ont de projet politique autres que la Charia et la Loi islamique .

Le « regime change », doctrine chère aux néo conservateurs américains, n’a fait que renforcer par la suite cette discorde en marche sous l’ère des autocrates. L’Irak et le Liban en sont les parfaites illustrations. D’un côté, ont perduré des régimes sclérosés par un pouvoir autocrate qui a monopolisé les richesses faisant de l’Etat un Etat patrimonial, un régime rentier . Ces régimes ont assis leur pouvoir en brandissant deux menaces : la menace islamique au sein de leur propre société face à laquelle seul un pouvoir fort permettrait d’assurer la stabilité et la sécurité et la menace israélienne pour les pays du Proche-Orient. De l’autre côté, ont émergé des sociétés arabes constamment réprimées et dévastées par ces régimes autoritaires voire totalitaires comme en Syrie. Plusieurs indicateurs ont pourtant illustré la lente naissance des revendications émanant de la société civile : à savoir en 1996 et la révolte étudiante en Iran, largement reprise par le mouvement vert en 2009, le mouvement Kefaya (ça suffit) en Egypte à partir de 2004 suivie des grèves de la faim en 2007, la révolte du « peuple des mines » en Tunisie en 2008. Certes, ces mouvements n’avaient pas tous des revendications politiques. Ils concernaient certains secteurs de la société et ne mobilisaient pas tous les foules mais n’étaient-ils pas annonciateurs ? Sans doute pas totalement ; mais ils furent pour le moins révélateurs d’une lassitude des sociétés arabes reléguées en marge de l’économie, de la croissance, et dans une certaine mesure, des libertés publiques. Cette dialectique entre des régimes arabes sclérosés, corrompus et des sociétés arabes réprimées et économiquement marginalisées est une réalité. La conjugaison de ces deux facteurs a laissée perdurer pendant de nombreuses années le sentiment que le Maghreb et le Machrek étaient condamnés soit à vivre dans l’autocratie soit dans la fawda, le « désordre » précédent la mise en place d’un islamisme radical. Jamais les intellectuels français et occidentaux ne se sont orientés vers la possibilité d’une troisième voie : la démocratie ou en tout cas l’affirmation des sociétés arabes jugées atones. « Entre les barbares islamistes et les tortionnaires imberbes » il y peut être un espace politique dans lequel les sociétés civiles veulent s’engouffrer, ce que n’apprécient pas suffisamment nos sociétés occidentales et encore moins Israël. C’est cet espace encore inconnu qui semble préfigurer le champ politique futur en Tunisie et en Egypte.

Dès lors, quelles peuvent être les conséquences régionales sur le plan géostratégique?

La menace des frères musulmans : nécessaire prudence ou crainte infondée ?

La confrérie des frères musulmans, créée en 1928 par Hassan Al-Banna en Egypte, a été interdite en 1954 soit deux ans après la prise de pouvoir par les militaires et la chute du roi Farouk . Depuis cette interdiction, les frères musulmans évoluent au gré des répressions inégalement violentes à leur égard. Forts de l’obtention de 88 sièges sur 454 en 2005, les frères musulmans n’ont pu réitérer leur exploit aux législatives de 2010, suite à une modification constitutionnelle qui prohibait la candidature de tout membre issu d’une formation interdite comme les frères musulmans. La confrérie apparaît, malgré ces interdictions, comme la force d’opposition la plus structurée et la plus présente, grâce à son tissu social venant en aide aux déshérités et comblant les carences de l’Etat égyptien.

Pour autant, les frères musulmans sont-ils à la pointe de la révolution égyptienne?

Les frères musulmans n’ont commencé à investir le champ de la contestation qu’après la grande prière du vendredi 4 février 2011 tandis que la contestation était déjà largement amorcée depuis le 25 janvier. La confrérie n’est donc pas l’instigatrice du soulèvement égyptien. Pourtant, dès la décision du pouvoir en place d’instaurer un dialogue avec l’opposition, les frères musulmans sont conviés aux discussions. Le pouvoir, toujours en place à ce moment-là, cherche à diviser les frères musulmans déjà en proie à de forts clivages internes. En effet, l’évolution de la confrérie est entachée d’antagonismes profonds en son sein. Selon Tewfik Aclimandos , le leadership de la confrérie semble contesté par des courants opposés. Mohammed Badie, actuel Mourchid (guide suprême) serait en rivalité avec Khairat Al-Chater . Les frères musulmans semblent divisés sur la stratégie politique à adopter : entre d’une part, une frange sur le modèle de l’AKP qui serait prête à participer à une démocratie militaire transitoire , et d’autre part une frange plus radicale ayant pour but l’instauration exclusive d’une république islamique.

Mais là n’est pas la question centrale.

Dans cette « révolution » de la société égyptienne, aucune revendication n’a été fondée sur un socle religieux et encore moins idéologique. Les foules égyptiennes ont clamé des aspirations qui sont étrangères aux frères musulmans : l’emploi, la croissance, la pluralité, la modification de la constitution. Aucun slogan place Tahir ne revendiquait l’établissement de l’Islam sur la place publique. Les frères musulmans n’occupent plus le même espace que dans les années 90. La contestation sociale s’est politisée en faveur de la démocratie à travers des mouvements comme Kefaya et le « mouvement du 6 avril ». Néanmoins, les sociétés occidentales semblent se méfier de la montée des revendications et d’une éventuelle prise du pouvoir par les islamistes. Or, nous l’avons dit la « révolution » égyptienne n’est pas fondée sur des aspirations idéologiques. Les islamistes, grâce à la répression constante des partis d’opposition, se sont érigés en force identitaire, mais est-elle pour autant une force politique dans ce nouveau contexte d’aspiration démocratique ? Les islamistes seront une composante évidemment mais pas une déterminante et ce pour plusieurs raisons : Les vagues d’attentats, la nébuleuse Al Qaïda et ses préceptes salafistes ont tout autant choqué les sociétés civiles arabes qu’occidentales. La jeunesse issue des contestations « révolutionnaires » ne veut pas être confondue avec ces groupuscules idéologiques. Politiquement, le pouvoir islamiste suscite aussi la méfiance. La République islamique d’Iran, pourtant devenue populaire auprès de certaines couches des sociétés arabes à cause de son combat via le Hezbollah et les propos belliqueux d’Ahmadinejad à l’égard d’Israël, a violemment réprimé les manifestations de 2009 en Iran, discréditant ainsi l’islam politique érigé en système de pouvoir. Enfin, l’émergence de cette nouvelle génération sur les échiquiers politiques arabes a été minimisée, notamment par son aspiration aux valeurs démocratiques et son ouverture sur le monde extérieur. Cette jeunesse est aussi mondialisée.

De manière plus large la crainte qu’en cas de destitution des régimes autoritaires du monde arabe, l’alternative islamiste soit la seule valable paraît nettement exagérée. Pourtant, c’est exactement la position israélienne actuelle.

Israël face à la révolte des sociétés arabes.

Rappelons que l’Egypte est le premier pays arabe à avoir signé le 26 mars 1979 un traité de paix avec Israël au lendemain des accords de Camp David. Ce traité de paix repose principalement sur trois accords : la reconnaissance réciproque des deux Etats, la fin de la guerre et le retrait israélien ainsi que la démilitarisation du Sinaï. Ainsi, ce traité fut stratégiquement décisif pour Israël et ce pour plusieurs raisons. Il signait la fin des guerres conventionnelles contre les Etat arabes, ce qui allait faire basculer le conflit israélo-arabe dans une nouvelle dynamique de conflits asymétriques aux revendications plus islamistes. Il permettait à Israël de pacifier sa frontière sud tandis que la menace se transférait à sa frontière nord avec un Hezbollah en pleine émergence. Enfin, il permettait d’établir une co-tutelle sur Gaza « la sulfureuse », notamment par le contrôle égyptien du corridor de « Philadelphia » à la frontière égyptienne.

Pour ces raisons, le traité de paix israélo-égyptien est indispensable à la sécurité d’Israël dans un environnement hostile. Le soulèvement de la société égyptienne, qui au-delà de la transition démocratique actuelle, devrait conduire à un changement de régime (tel est l’objectif pour le moment irréalisé), fait craindre une reconfiguration politique interne à l’Egypte, susceptible de remettre en cause le traité de paix. A cela s’ajoutent les liens étroits entre le Hamas palestinien et les frères musulmans égyptiens. Omar Suleiman, éphémère vice-président égyptien, était le meilleur allié d’Israël dans sa lutte contre le Hamas et les salafistes. On peut donc comprendre l’incertitude de l’Etat hébreu face à ces révoltes mais pourquoi résumer la situation égyptienne à cette seule menace islamiste? Les événements égyptiens appellent l’Etat hébreu à une redéfinition de son environnement et à une adaptation à un voisinage mouvant. Or, Tel-Aviv, dans son orientation stratégique n’a jamais apprécié le fait accompli, préférant entretenir un statut quo confortable et néanmoins stratégiquement incertain. En d’autres termes, Israël n’est pas favorable à un changement émanant de sociétés ou des régimes dont il ne pourrait avoir l’entier contrôle. On pourrait penser naïvement qu’Israël se réclamant à juste titre d’être l’unique démocratie de la région se réjouisse des aspirations démocratiques et pacifiques à ses portes. Or, le Premier ministre Netanyahou s’oppose clairement à un tel processus démocratique « Having said that, I’m not sure the time is right for the Arab region to go through the democratic process, » . On constate ainsi que les responsables politiques israéliens, face au bouleversement régional, le réduisent à l’antique menace islamiste, tout en brandissant de plus belle la menace de la confrontation : « l’armée israélienne est prête à toutes les éventualités ». Au regard de tels propos belliqueux, il est certain qu’Israël voit d’un très mauvais œil ces soulèvements régionaux. La Jordanie dans une autre mesure ne semble pas épargnée. En effet, certaines tribus transjordaniennes, piliers du royaume Hachémite, mènent la fronde contre le Roi Abdallah II. Les Kurdes de Syrie se mobilisent, le Yémen aussi reste et le Soudan a fait l’objet d’une partition suite au référendum populaire. Régionalement, trois partenaires étaient indispensables à la stratégie sécuritaire d’Israël : les Turques, les Egyptiens et les Jordaniens. Le partenariat stratégique signé avec la Turquie en 1996 n’est pas totalement remis en question mais demeure nettement fragilisé depuis l’opération « plomb durci » et surtout depuis l’arraisonnement de la flottille de la paix. Le roi de Jordanie, quant à lui, refuse de rencontrer le gouvernement de Netanyahou. Israël semble ainsi bien isolé dans un environnement stratégique incertain. Le dépassement des Etats arabes (cercles concentriques) si cher à la doctrine stratégique de Ben Gourion est mis à mal et les partenariats de voisinage restent pérennes pour le moment mais ne s’inscriront plus dans le même environnement politique et, tandis que les leviers de pression ne seront plus les mêmes.

Israël se tient donc prêt à toute éventualité «car nous savons que le fondement de notre existence et notre capacité à convaincre nos voisins de vivre en paix avec nous sont basés sur l’armée israélienne » . On peut comprendre un tel discours fondé sur des rapports de puissance nettement en faveur d’Israël, mais une telle inquiétude serait elle aussi vivace si Israël avait engagé un processus politique de négociation sur la question palestinienne et plus largement sur un processus de négociation régionale? Israël serait-il autant acculé et isolé si le processus de négociation avec la Syrie par l’intermédiaire de la Turquie n’était pas mort et enterré notamment, depuis l’obligation de soumettre tout retrait du plateau du Golan et de Jérusalem-Est à un référendum populaire ?

En somme, Israël se retrouve dans l’impérieuse obligation d’évolution stratégique au grè de facteurs qui lui échappent. Néanmoins, l’inquiétude israélienne est nettement exagérée, puisque ne l’oublions pas, l’armée est toujours au pouvoir et même si les frères musulmans montent en puissance dans le futur paysage politique égyptien, l’armée ne laissera jamais la frange islamiste conquérir la totalité du pouvoir.

Plus qu’Israël, ce sont les Etats et monarchies sunnites de la région, alliés des USA qui ont des raisons de craindre la potentielle reconfiguration stratégique régionale.

Les Etats sunnites et le soutien américain.

Les Etats-Unis ont fait preuve d’une extrême prudence à l’égard des évènements égyptiens. La diplomatie américaine après avoir pris le pouls du soulèvement égyptien et surtout après avoir constaté qu’aucune des revendications émanant de la société civile n’allait à l’encontre de ses intérêts, a basculé clairement en faveur d’un départ de Moubarak. Dès lors l’objectif était dans un premier temps de négocier avec les généraux la pérennité des accords de paix avec Israël et dans un second temps de négocier la phase de transition « démocratique » du pouvoir pour l’instant aux mains de l’armée. Une fois ces deux éléments assurés, les américains, alliés indéfectibles de Moubarak l’ont « lâché ». C’est ce que craignent les Etats sunnites et particulièrement les monarchies du Golfe. Il est tout de même intéressant de constater combien le régime wahhabite de Ryad a soutenu le maintien du président Moubarak, pourtant répressif à l’égard de tous les courants islamistes. On remarque donc que le wahhabisme n’est qu’un prétexte à la survie d’un régime saoudien qui exerce une hégémonie politique et économique sur l’ensemble de sa société. La protection américaine instaurée par le pacte Roosevelt-Ibn saoud de 1945 est la seule donne stratégique qui détermine la politique étrangère saoudienne. L’Arabie saoudite se retrouve dans une situation d’une grande fragilité pour plusieurs raisons. Sur la scène intérieure, le pouvoir est en latence car la question de la succession de la dynastie est ouverte face à l’état de santé du roi Abdallah en convalescence. De plus, le régime doit faire face à une population jeune et sous employée. La famille Saoud composée de plus de 3000 membres occupe toutes les franges de l’économie et du pouvoir saoudien. La monarchie saoudienne fait aussi preuve de disfonctionnements, l’exemple le plus récent étant son incapacité à gérer les inondations qui ont frappé Djedda le 26 janvier 2011 . Sur la scène régionale, le récent échec de l’initiative syro-saoudienne au Liban et la victoire du candidat Maliki en Irak au détriment du candidat Iyad Alaoui soutenu par les Saoudiens rendent le soutien américain d’autant plus indispensable, notamment au regard de la menace iranienne.

Le Bahreïn est lui aussi menacé par des soulèvements qui présentent des points communs avec l’Egypte et la Tunisie mais aussi de nettes divergences. En effet, les chiites sont majoritaires dans toutes les zones pétrolifères et demeurent néanmoins traités comme une minorité par le cheikh sunnite Al-Khalifa. Les manifestations du 15 février attestent d’un potentiel soulèvement menaçant les autres monarchies du Golfe qui connaissent par ailleurs une configuration similaire avec des chiites majoritaires dans les zones pétrolifères et en quête de revendications. De ce fait, les dirigeants sunnites des pétromonarchies s’inquiètent de la rupture que constitue le départ de Moubarak, amputant d’autant l’axe arabe face l’Iran .

La période à venir s’avère incertaine. En effet, un tel bouleversement en Tunisie et en Egypte entraîne un changement régional nécessitant une période de transition ouvrant des perspectives prometteuses, mais qui n’écartent pas pour autant tout risque. L’objectif démocratique, une fois la constitution modifiée et des élections programmées, va susciter des espoirs déchus et des illusions auprès de sociétés civiles en attente de réponse. S’en suivront plus que probablement des périodes de contestations sociales face auxquelles le pouvoir de transition va devoir s’ingénier à répondre sans utiliser la violence. Rapidement, le champ politique va devoir se construire, l’administration et des institutions seront appelées à se renouveler voire à se créer. Ce chantier sera difficile et coûteux en temps : la société devra absorber ces changements et le processus de démocratisation devra s’accommoder d’une population qui aspire à la démocratie sans avoir appris la régulation des inimitiés. Car il s‘agira bien d’instaurer la démocratie et non de la restaurer.

Pour ce faire, l’Union Européenne peut tenir là un authentique rôle de conseil. En effet, l’UE ne peut rivaliser et n’a aucun intérêt à le faire, avec l’influence américaine notamment militaire. Il est d’ores et déjà certain que le rôle US dans les mois et les années à venir consistera à soutenir, voire à contenir l’armée égyptienne dans sa nouvelle configuration. L’UE pourra quant à elle, apporter son soutien différemment. En effet, l’Etat égyptien va devoir reconstruire un pouvoir judiciaire jusque la dépendant du régime et de ses intérêts. Il devra refonder les forces de l’ordre et une administration corrompues par le régime rentier et restructurer un tissu économique et industriel sous développé. Tel peut être le défi de l’UE face à ce changement de donne régional. Ne serait-ce pas le moyen de se rapprocher de sociétés oubliées jusque la ? Cette assistance participerait à la refondation du socle constitutif d’un Etat souverain et développé. Ce défi semble le mieux répondre aux aspirations des sociétés arabes et particulièrement égyptienne et tunisienne.

Il n’y aura aucune répétition mécanique des évènements égyptiens ou tunisiens dans le monde arabe car les modèles d’autocratie sont différents. En revanche, il semble bien que des dynamiques convergentes existent et que l’on ne peut pas les négliger. Les aspirations des sociétés sont communes. La relation entre les sociétés arabes et ses régimes est en pleine mutation. Les nouveaux régimes en place devront laisser l’espace nécessaire à l’évolution constante des sociétés dynamiques. Ainsi, une nouvelle configuration régionale sera envisageable avec pérennité. 

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